Faire la route des vins du Beaujolais, rencontrer les vignerons, découvrir le vin et s'adonner à l'oenotourisme en France
Visiter la route des vins du Beaujolais
Située dans le prolongement de la Route des Vins de Bourgogne, elle s’étend sur 140 kilomètres, de Chânes jusqu’aux portes de l’agglomération lyonnaise, et traverse 36 communes. Véritable fil conducteur entre les principaux lieux d’attractions touristiques du vignoble, la nouvelle route guide les visiteurs dans leur découverte du Beaujolais. En plein coeur des 10 Crus, à Beaujeu, capitale historique, à Vaux-en-Beaujolais plus connu sous le nom de « Clochemerle », en passant par Salles-Arbuissonnas et Villefranche-Sur-Saône, sans oublier l’incontournable Pays des Pierres Dorées avec notamment Oingt, classé parmi les plus beaux villages de France… Le tracé retenu pour cette nouvelle route permet une meilleure valorisation des 12 appellations.

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Le Beaujolais des Pierres Dorées
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A L’ORIGINE, LES CARRIÈRES DE PIERRES DORÉES
Chaque village possédait, à l’origine, une carrière de pierres tirées d’un sol calcaire et ferreux, affleurant sous l’argile, et faciles à tailler. Avant 1914, certaines étaient si actives qu’elles fournissaient non seulement le Beaujolais, mais aussi le Lyonnais… Jusqu’à la Suisse. Aujourd’hui, elles sont presque toutes abandonnées. Seules celles de Jarnioux, Ville-sur-Jarnioux et Marcy sont encore en activité. Celle de Saint-Jean-des-Vignes a donné naissance au site des Pierres Folles, espace de découverte géologique et oenologique ouvert toute l’année au public. Aux abords de Lucenay, aux portes de Villefranche, la pierre prend une couleur plus claire. Elle est dite « blanche » et, là aussi, elle marque habitat et paysages.
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Lacenas et son merveilleux cuvage. L’immense bâtisse rectiligne de pierres dorées date du XVIIè. Trois fois l’an, elle accueille les « tenues » de la Confrérie bacchique des Compagnons du Beaujolais. Ceux-ci sillonnent le monde pour porter la bonne parole beaujolaise. Ils ont créé de nombreux « devoirs » relayant leur action. La cave voûtée de Lacenas, qui leur appartient, prête aux intronisations un décor unique… où, vêtus d’un gilet noir et d’un tablier de vigneron vert, et coiffés d’un chapeau sombre, les « ambassadeurs » du Beaujolais se retrouvent dans une ambiance de fête et de fraternité.
Jarnioux et son château. Epargné par les guerres, l’ensemble des bâtiments du château à six tours qui domine le village est l’un des plus impressionnants du Beaujolais. Classé monument historique, il possède une entrée superbe, à laquelle conduit un pont-levis orné des armoiries de la famille Henry qui tint la charge d’échevin de Lyon aux XVIè et XVIIè siècles. L’une des deux cours
intérieures forme terrasse au-dessus du bourg. Elle conduit à un bâtiment Renaissance. |
Ville-sur-Jarnioux et sa source. La petite histoire dit que la source de Ville- sur-Jarnoux, aujourd’hui tarie, permettait aux jeunes filles de trouver un mari. La route qui, depuis Theizé, sillonne entre bois et vignoble, jusqu’au village, engendrerait plutôt la poésie. Quant au village lui-même, et ses hameaux, ils abritent quelques-unes des maisons les plus typiques des Pierres Dorées. L’église du XIVè siècle est réputée pour ses peintures murales, attribuées à un Autrichien qui aurait occupé le village après la défaite napoléonienne de 1814.
Pommiers et sa pierre rousse. Curieusement, à Pommiers, le village n’est plus vraiment doré. La pierre est foncée, d’un beau roux, qui mérite le détour. Poule, escargot, grenouille… ornent d’insolites chapiteaux, dans une église au clocher trapu.
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Oingt, son donjon et ses ruelles moyenâgeuses aux noms inimitables. Classé depuis 1947, Oingt est l’une des principales curiosités touristiques des Pierres Dorées et, depuis 2007, labellisé « plus beau village de France ». Par l’une des portes du village, la porte de Nizy, seul vestige des remparts détruits par le baron des Adrets en 1562, on grimpe jusqu’à l’église, en empruntant de petites rues escarpées, baptisées « Trayne-cul », « Tyre-laine » ou « Coupe-jarret ». De l’ancien château demeure un donjon, une tour de 18 mètres de haut. Côté rue, au rez-dechaussée, de nombreuses maisons ont vu s’installer des artisans : peintres, potiers, tisserands, fabricants de jouets en bois... qui donnent au village encore un peu plus d’authenticité.
Ternand et ses fortifications. Village perché sur un promontoire, au-dessus de l’Azergues, bourg fortifié, ancienne propriété des archevêques-comtes de Lyon, Ternand se caractérise par ses maisons « plus serrées que des grains de grenade », disent ses habitants. L’église est ornée de peintures à la détrempe datées du XIè siècle. Superbe, également : une crypte du IXè siècle.
Bagnols, son château, ses hommes d’Etat et le souvenir de la marquise. Monument en pierres dorées, entouré de douves profondes, protégé par une enceinte à l’intérieur de laquelle se déploie un beau jardin à la française, le château de Bagnols, dont l’origine remonte au début du XIIIè siècle, a retrouvé sa superbe dans les années 80. Magnifiquement restauré, il abrite un luxueux hôtel 4 étoiles, dont les chambres recèlent des peintures murales allant du XVè au XVIIIè et un restaurant installé dans la salle des gardes où trône une des plus grandes cheminées gothiques françaises. A signaler aussi : le séjour à Bagnols de cette infatigable voyageuse et épistolière que fut la Marquise de Sévigné. Elle ne manqua pas d’évoquer le village dans l’une de ses lettres ! |
Marcy et son télégraphe mécanique. Conçue en application du dispositif imaginé par Claude Chappe pour transmettre des messages au moyen de signaux, la tour de Marcy est l’un des derniers vestiges français d’un système ingénieux qui, au XIXè siècle, couvraient la France entière. Un système mécanique qui a disparu en 1855, avec l’arrivée du télégraphe électrique.
Charnay, son Saint-Christophe et son alambic. Dans ce village fleuri, le château reconstruit au XVIIè est devenu mairie. Sous l’auvent, un alambic de 1933 est conservé. Dans l’église toute proche, une statue de Saint-Christophe, datant du XIIIè siècle, est constituée de trois pierres polychromes. La légende raconte qu’elle aurait été trouvée déjà taillée dans la carrière voisine et, de là, transportée jusqu’à l’église par un âne.
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Le pays des Pierres Dorées regroupe 39 villages. Parmi ceux-ci, à découvrir aussi : Theizé, Chessy-les-Mines, Chazay d’Azergues, Châtillon d’Azergues, le Bois d’Oingt, Chamelet….
Plus d’informations : www.cadolesetsens.fr
Nathalie Leroux 06 98 82 74 20 / nathalie.leroux@cadoleetsens.fr
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- De Villages en Crus
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>Des haltes dans les villages et dans les châteaux
(1) Denicé, Rivolet, Saint-Julien, Montmelas, Blacé, Salles-Arbuissonnas, Vaux-en-Beaujolais, Le Perréon, Saint-Etienne-des-Oullières, Saint-Etienne-la-Varenne, Odenas, Saint-Lager, Charentay, Quincié, Marchampt, Régnié-Durette, Lantignié, Beaujeu, Saint-Didier-sur-Beaujeu, Les Ardillats, Cercié, Villié-Morgon, Lancié, Fleurie, Chiroubles, Chénas, Vauxrenard,
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Les crus (dans le nord des Crus)
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Au-delà du mont Brouilly, repère géographique inévitable pour le promeneur, les paysages changent imperceptiblement. Les villages encerclés de vignes s'étirent. De hameau en hameau, la terre offre une mosaïque de sols qui sont autant de signes distinctifs au sein des appellations. De Fleurie en Morgon, de Saint-Amour en Moulin-à-Vent, les noms des vins chantent. Les arômes et les saveurs gagnent en complexité. Dans l'ombre des caves, les cuvées patiemment vinifiées profitent du nombre des années et font de ce lieu le rendez-vous des amateurs et des professionnels du vin.
Les 10 crus du Beaujolais (Brouilly, Côte de Brouilly, Chénas, Chiroubles, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié, Saint-Amour) sont produits sur 6 200 hectares de sols granitiques, riches en minéraux, en schistes, ou en manganèse. Issus, comme le Beaujolais et les Beaujolais-Villages d’un cépage unique, le gamay noir à jus blanc, ils présentent, selon le terroir où ils naissent, des saveurs et des caractéristiques très variées. Outre les plaisirs oenologiques, les crus du Beaujolais sont jalonnés de petits trésors et d’étapes enrichissantes : - L’ancien Hôtel Dieu et l’église de Belleville. Pilulier servant à fabriquer des pilules, faïences, bouteilles de verre et collection de porcelaines donnent à la superbe apothicairerie de l’Hôtel Dieu de Belleville tout son charme. Magnifique, avec ses boiseries du XVIIIè, elle couvre trois vastes salles où les malades étaient soignés, jusqu’en 1991, dans de beaux lits à ruelle et un décor d’époque très séduisant. A voir aussi à Belleville : l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. Les clés de voûte de la nef sont ornées des blasons des sires de Beaujeu. - Le château fort d’Argigny, à Charentay, est un chef d’oeuvre d’architecture militaire. Le trésor des Templiers y serait enfoui. - Toujours à Charentay, la Tour de la Belle-Mère, construite entre 1893 et 1896, pour permettre à sa propriétaire de surveiller du haut des 35 mètres de l’édifice (151 marches !) les faits et gestes de son gendre, qui habitait en face. Fort heureusement, le bâtiment est élégant. |
- Le château de La Chaize (Odenas) et son cuvage. Ce petit « Versailles beaujolais » est attribué à Mansard ; le jardin à la française aurait été dessiné par Le Nôtre. Abritant la plus longue cave du Beaujolais (108 m), le château est classé monument
historique. - La chapelle, au sommet du Mont Brouilly. Elle accueille, tous les ans, sauf vendanges très précoces, un pèlerinage qui rassemble les vignerons, à la fin de l’été et à la veille des vendanges, pour le partage du pain, du vin et du sel. - Le château de Corcelles. Ancienne forteresse à l’allure féodale, flanquée d’une magnifique cour Renaissance et de 3 ha de jardins à la française, il a inspiré le peintre Utrillo, lors des nombreux séjours qu’il fit dans le Beaujolais pour se « mettre au vert ». - Les chapelles et les châteaux de Juliénas. Parmi ces derniers, le château de Juliénas, édifié au XIVè, entièrement reconstruit au XVIè, possède de remarquables caves voûtées équipées de marchons de pierre. - Le moulin de Romanèche-Thorins. Edifié au XVè siècle, inscrit à l’inventaire des Monuments historiques quelques siècles plus tard, il est aujourd’hui l’emblème du cru Moulin-à-Vent. Arrachées lors d’une tempête, en 1910, ses ailes ont « repris du service » à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire du cru, en juin 1999. Le mécanisme intérieur est d’origine. - L’église à double clocher de Régnié-Durette, réalisée par l'architecte Pierre BOSSAN au XIXè siècle (celui qui réalisa aussi la Basilique de Fourvière), sur les terres du dernier né des crus du Beaujolais. - L’église romane d’Avenas. Il faut aller dans la Montagne Beaujolaise pour découvrir l’autel de cette église haut perché, au coeur des forêts de sapins. Un remarquable autel de calcaire marmoréen représente un Christ entouré de ses apôtres.
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- La Fête des Crus a lieu chaque année, au printemps, après qu’ils « ont fait leurs Pâques », dans l’un des dix villages producteurs de crus du Beaujolais. Un week-end entier dédié à la découverte et à la dégustation des 10 crus, et de rencontres avec les vignerons. De nombreuses animations sont prévues. L’édition 2011 aura lieu à Fleurie, les 7 et 8 mai. Plus d’informations sur www.fetedescrus-beaujolais.com.
- La Fête du Paradis, à Odenas. Juste après les vendanges, à la sortie du petit vin doux appelé « paradis », premier jus issu de la presse, une journée rythmée par la tradition beaujolaise : pressurage à l’ancienne, saucisson cuit au gêne, repas champêtre, dégustation de paradis…
- La Fête Raclet, le dernier week-end d’octobre, à Romanèche-Thorins. En souvenir de Benoît Raclet, vainqueur de la pyrale, ver coquin qui ravageait les vignes, c’est la première « grande sortie » de toutes les appellations beaujolaises. Elle permet de voir ce que donneront les vins du millésime.

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L’ouest du Pays Beaujolais change radicalement de physionomie. Ici, on quitte la vigne, ou l’on s’en éloigne, pour aborder des terres plus sauvages et plus rudes, couvertes de forêts et de nombreux sentiers. De tradition textile – aux portes de Lyon la soyeuse -, les Monts du Beaujolais doivent à leurs tisserands et à l’usage de la diffusion du tissage à domicile la création de multiples chemins … Il fallait pouvoir en effet se rendre partout, pour répartir le travail. Coton vichy à Thizy, couverture à Cours-la-Ville (c’est là qu’elle est née), tissus de coton à Amplepuis constituent les lettres de noblesse de ces bourgades paisibles.
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Aujourd’hui, la région vit essentiellement de l’élevage et du bois. Elle est une destination idéale pour les amoureux de la nature, amateurs de balades à pied, à cheval ou en VTT, et de tranquillité. De nombreuses pauses gourmandes sont proposées aux amateurs de bons
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A L’EXTRÊME OUEST, THIZY, était considérée, au siècle dernier, comme la capitale régionale du textile. Son marché aux tissus était en effet le plus important de la région. Autour de ce rendez-vous qui réunissait acheteurs de coton et vendeurs de pièces tissées, gravitent alors des dizaines d’entreprises spécialisées dans la fabrication et le traitement des étoffes de coton, et notamment du célèbre vichy. A Thizy toujours, la distillerie Crozet fabrique, depuis 1875, sirops, crèmes de fruits, liqueurs à l’ancienne et fournit les grands restaurateurs de la région Rhône-Alpes.
Les Monts du Beaujolais se caractérisent aussi par ses nombreuses petites églises romanes, ex-possessions des moines de Cluny. Deux exemples : l’église trapue de Saint-Mamert et son autel et l’église de Saint-Christophe-la-Montagne, l’une des plus belles de la région avec celle d’Avenas.
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