Retour sur le colloque "Le TGV, une opportunité exceptionnelle pour l'oenotourisme"

Hinzugefügt amv: 04/02/2012
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Le colloque organisé sous l'égide de l'ADT du Haut-Rhin ce vendredi 3 février lors du salon Festivitas de Mulhouse a rassemblé quelques uns des acteurs concernés par le développement de l'oenotourisme grâce au TGV.



Thierry Bourgeois, chef de projet TGV Rhin-Rhône SNCF Voyages appuie sur le fait que l'arrivée du TGV Rhin-Rhône à Mulhouse semble être une occasion de drainer des flux touristiques plus importants, le temps de transport étant raccourci pour les voyageurs en provenance de Paris et de Marseille notamment.

La liaison Mulhouse - Dijon en 1 heure joue également en faveur d'une meilleure desserte des territoires viticoles de Bourgogne, celui-ci devenant plus facilement accessible pour les clientèles de proximité alsaciennes.

Mais quand bien même le TGV propose des temps de trajets plus courts, ouvre de nouvelles destinations et affiche une tarification adaptée à tous les besoins, le vignoble n'attend pas le touriste au quai de la gare...



Emmanuel Nasti du Chambard de Kayserberg, a compris l'intérêt de proposer des navettes entre la gare jusqu'à son hôtel à ses clients. Un service à la carte de déplacements dont l'organisation reste tout de même problématique à gérer.



Daniel Kunegel, président directeur général de LK Tours, assure lui avec une évidence certaine que le TGV amène un flux de touristes réel mais qu'en aval un relais de transporteurs doit être assuré afin de desservir les vignobles. L'exemple de l'Allemagne est excellent en la matière. Tout client ayant réservé un séjour reçoit d'office une carte de transport pour se déplacer. Cette carte est en fait un supplément obligatoire de 1,20 €, au même titre que la taxe de séjour.

Ne pourrait-on pas décliner un tel système en France ?



Philippe Trimaille, président délégué du Club du TGV Rhin-Rhône rejoint cette idée en proposant même un "label sans ma voiture". Pour l'oenotourisme, proposer un maillage du territoire viticole desservi par des autocaristes à heures fixes permettrait de jouer la carte de l'écologie et enlever une épine du pied des conducteurs de voitures qui ont bien profité d'une dégustation à la propriété.



Marc Levy, directeur de l'ADT du Bas-Rhin a rappelé qu'un plan touristique de l'Alsace sans voiture a déjà été réalisé.



Le club TGV Rhin-Rhône créé également une opportunité pour les régions Champagne, Alsace et Bourgogne qui sont reliées par des boucles à grande vitesse, permettant de créer une coopération inter-régionale. Les lignes de TGV de ces régions sont en effet reliées aux aéroports internationaux tels que Roissy et Zurich, ouvrant les portes à une clientèle mondiale, si les relais logistiques sont mis en place dès la gare.



Guy Valembois, directeur de l'OT de Reims precise que des "open tour" ont été mis en place et proposent des visites de l'espace péri-urbain et des tour dans les vignobles proches de Reims.

En 2011, 28 groupes ont été réceptionnés dès la gare TGV pour profiter de tour dans les vignobles. La société Pommery affrête elle un TGV spécialement pour ses groupes, ceci restant tout à fait exceptionnel en pratique sur la Champagne.



Les autres intervenants, Jean-Louis Vézien, directeur du CIVA, Anne-Sophie Tavant, de la CCI de Beaune et Candice Raffin, créatrice du Guide du Vignoble et consultante oenotourisme, ont quant à eux, témoigné des actions de professionnalisation, de structuration et de fédération entreprises sur leur secteur. Cette phase moins opérationnelle de travail permet de créer des bases de travail entre acteurs des deux filières vin et tourisme. En outre, faire naître des motivations et des valeurs communes sont nécessaires pour une meilleure lecture des objectifs d'un territoire oenotouristique à moyen terme.










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